• Michèle Devernay

Feuille de route #20

Début Avril, suite à plusieurs retours plutôt positifs sur ce texte, je me suis lancée dans la réécriture de Boulevard des pas perdus. C'est une feuille de route un peu particulière que je vous propose aujourd'hui, puisqu'elle sera entièrement consacrée à cette réécriture. Petit bilan après deux mois de travail intensif.

Il y a quelques mois, lorsque j'ai terminé ce texte, je ne pouvais plus le voir en peinture. C'est souvent le cas. Je passe beaucoup de temps sur mes premiers jets, tant par manque de disponibilité que parce que j'écris à la vitesse d'une tortue sous tranquillisants, et les deux phases de corrections qui suivent ont le don de m'achever. Je suis donc passée sans regret à tout autre chose. Ce n'est qu'une fois le premier jet de L'Ombre-Éclair terminé, c'est-à-dire dix-huit mois plus tard, que je suis revenue à ce texte.


Je ne savais pas très bien comment j'allais m'y prendre mais une chose au moins était claire : si je voulais en faire un roman, même un court roman, ce texte devait être étoffé. Les éditions 404 m'avaient parlé de contexte, et je me souviens qu'à l'époque de la publication de Regrets mécaniques en 2015, on m'avait fait un peu le même reproche : celui de trop privilégier l'histoire au détriment de l'univers, du contexte. C'était déjà un point de départ et la relecture m'a permis d'extraite d'autres pistes de travail.


Début Avril, je disposais donc de trois pistes d'amélioration distinctes :

  • Étoffer le contexte pour apporter davantage de matière : en adaptant toujours plus le Paris 1900 où se déroule mon histoire à l'arrivée de la Brume, tant dans les décors que les aspects sociétaux et la vie de mes personnages.

  • Développer les personnages secondaires que sont Perrine et Gaspard : l'histoire tout entière se déroule du point de vue de Camille ; pourquoi ne pas faire d'eux le centre de l'attention, le temps d'un chapitre par exemple ?

  • Apporter davantage d'intensité : en développant le ressenti de Camille face aux événements, notamment mais aussi en proposant au lecteur d'assister à quelques petits meurtres bien sanglants !

Je m'étais fait un tableau récapitulatif, chapitre par chapitre, listant ce que je comptais développer ou ajouter, et une seconde bêta-lecture m'a apporté de nouvelles idées, toutes plus judicieuses les unes que les autres. Malgré cela, les débuts ont été difficiles, je ne vous le cache pas. Étoffer un texte sans en casser la dynamique ni introduire d’incohérence, ce n'est pas si simple ! D'autant plus que je me sentais obligée, allez savoir pourquoi, de prendre en compte toutes les remarques que l'on m'avait faites à l'endroit précis où on me les avait faites.


Après avoir pataugé pendant quinze jours, j'ai réalisé que ce n'était pas possible. A ce rythme, j'allais passer autant de temps à réécrire ce texte qu'il m'en avait fallu pour l'écrire la première fois, le plaisir en moins. Il était temps de changer de tactique ! J'ai décidé de faire confiance à mon instinct et de lâcher un peu de lest sur mon plan, pour me consacrer pleinement à l'écriture des nouveaux chapitres. Bingo, ça va beaucoup mieux !


Voici un extrait de mon petit tableau d'avancement, où figurent les nouveaux chapitres :

En terme de mots, ce sera peut-être plus parlant pour certains d'entre vous, à ce stade, j'ai déjà ajouté quelques 8500 mots aux 41000 d'origine. J'espère en avoir terminé à la fin du mois d'Août, même si ça risque d'être un peu juste, pour pouvoir attaquer les corrections dans la foulée. J'espère surtout ne pas me tromper et que ces adaptations enrichissent mon texte sans le dénaturer. Mais ça, ce sera à vous, lecteurs, de me le dire !


En attendant, on se retrouve demain sur les plateformes habituelles pour la publication du douzième chapitre de L'Ombre-Éclair dont les premières corrections touchent aussi à leur fin : plus qu'un chapitre et l'épilogue, ouf !

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